Trésorerie d’entreprise

Avance sur facture : encaisser sans attendre 60 jours

Votre client a signé, la prestation est livrée, la facture est partie. Et pendant deux mois, c’est vous qui portez l’argent à sa place. Il existe plusieurs façons de récupérer ce cash tout de suite, et elles ne se valent pas selon votre situation.

Le vrai sujetCe n’est pas le montant de la facture, c’est le temps pendant lequel il vous manque.
Quatre voiesEscompte, cession de créance, avance sur facture, affacturage. Le choix dépend de vos clients.
Ce qui bloqueLa plupart des dirigeants ne connaissent qu’une seule de ces voies, souvent la moins adaptée.

Il y a un moment que tout dirigeant connaît. Le carnet de commandes est bon, les équipes tournent, le chiffre d’affaires monte. Et pourtant, le compte en banque, lui, ne suit pas. Vous regardez la balance âgée, vous voyez des factures émises depuis six semaines, et vous comprenez que votre entreprise se porte bien sur le papier tout en manquant d’oxygène dans la réalité.

Ce décalage a un nom peu glamour, le besoin en fonds de roulement. Mais il se traduit par quelque chose de très concret : vous avancez la trésorerie de vos clients. Vous payez vos salaires à date fixe, vos fournisseurs à trente jours, vos charges au trimestre, et vous encaissez à soixante. La différence, c’est vous qui la financez.

SANS SOLUTION

Vous refusez une commande parce que vous ne pouvez pas en financer le démarrage. Vous négociez un délai avec un fournisseur. Vous retardez un recrutement. La croissance devient un problème de trésorerie.

AVEC UNE AVANCE

La facture émise devient de la trésorerie disponible. Vous décidez de vos investissements sur la base de ce que vous avez vendu, et non de ce que vos clients ont bien voulu régler.

Ce que soixante jours vous coûtent vraiment

Le coût d’une avance sur facture se lit facilement, il est écrit dans le contrat. Le coût de l’attente, lui, ne figure nulle part. C’est pour cela qu’il est presque toujours sous-estimé.

Ce coût invisible prend trois formes. La commande que vous n’avez pas prise parce qu’il fallait acheter la matière avant d’être payé. Le fournisseur qui a supprimé sa remise pour paiement rapide, parce que vous ne pouvez plus payer rapidement. Et le temps que vous passez à relancer, à arbitrer, à décaler, du temps qui n’est plus consacré à vendre.

Une entreprise ne meurt pas de manquer de clients. Elle meurt de manquer de trésorerie au mauvais moment.

Quatre façons de transformer une facture en trésorerie

Le mot que la plupart des dirigeants connaissent, c’est affacturage. C’est une des voies, ce n’est pas la seule, et ce n’est pas toujours celle qui convient. Voici les quatre familles, avec ce qui les distingue réellement.

L’escompte

Adossé à un effet de commerce accepté par votre client. Rapide et peu coûteux quand vos clients travaillent encore avec des traites, ce qui est devenu rare.

La cession de créance professionnelle

Vous cédez vos créances à un établissement dans un cadre juridique dédié. Souple, discret, adapté aux entreprises qui ont peu de clients mais des montants importants.

L’avance sur facture

Un financement ponctuel, facture par facture, sans engagement sur la totalité de votre poste client. Utile quand le besoin est ciblé sur un chantier ou une commande.

L’affacturage

Vous confiez tout ou partie de votre poste client, avec souvent la gestion du recouvrement et une couverture du risque d’impayé. Un dispositif de fond plutôt qu’un coup ponctuel.

Le critère qui tranche le plus souvent n’est pas le coût affiché, c’est la qualité de vos clients. Un financeur ne finance pas votre entreprise, il finance la signature de celui qui vous doit de l’argent. Deux sociétés au même chiffre d’affaires n’obtiendront pas les mêmes conditions si l’une facture des grands comptes et l’autre des petites structures.

Pour le détail du mécanisme et des postes de coût de la solution la plus répandue, voyez notre article sur l’affacturage, comment ça marche et ce que ça coûte vraiment, ainsi que notre analyse du financement de créances et de son effet sur le besoin en fonds de roulement.

Comment se déroule une mise en place

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L’analyse de votre poste client

On regarde qui sont vos clients, quels délais ils tiennent réellement, quelle part du chiffre d’affaires ils représentent chacun. C’est cette photographie qui détermine les voies ouvertes et celles qui ne le sont pas.

2
Le choix du dispositif et sa négociation

Ponctuel ou permanent, sur une partie ou sur la totalité du poste, avec ou sans gestion du recouvrement, avec ou sans information de vos clients. Chacun de ces choix a une conséquence sur le coût et sur votre relation commerciale.

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La mise en place et le premier financement

Une fois le contrat en place, le financement d’une facture se fait sur une durée courte. Le délai dépend de l’établissement et de la qualité du dossier remis.

Ce que le financeur regarde dans votre dossier

Comprendre ce qui est examiné évite de perdre du temps sur un dossier mal préparé. Quatre points reviennent systématiquement.

  • La solidité de vos débiteurs. Leur santé financière compte davantage que la vôtre, puisque ce sont eux qui rembourseront.
  • La concentration de votre poste client. Un client qui représente une part très forte de votre facturation est un point de vigilance, pas un atout.
  • La qualité juridique de la créance. Une prestation réellement livrée, une facture conforme, un bon de commande, un procès-verbal de réception. Une créance contestable ne se finance pas.
  • Votre historique d’impayés. Il dit ce que vaut votre sélection de clients, ce qui intéresse directement celui qui prend le risque.

Une société de travaux nous expliquait qu’elle refusait des chantiers depuis deux ans. Pas faute de clients, ni de compétences. Simplement, chaque nouveau chantier demandait d’acheter les matériaux et de payer les équipes bien avant le règlement du maître d’ouvrage. Elle avait le carnet de commandes d’une entreprise en croissance et la trésorerie d’une entreprise à l’arrêt.

En regardant son poste client, une chose sautait aux yeux : ses donneurs d’ordre étaient d’excellente signature. Elle avait passé deux ans à financer, sur ses propres fonds, des clients plus solides qu’elle.

Les questions à trancher avant de signer

Un financement de créances n’est pas neutre pour votre entreprise ni pour vos relations commerciales. Quelques points méritent d’être réglés avant, pas après.

  • Vos clients seront-ils informés du dispositif, et cela pose-t-il un problème dans votre secteur ?
  • Le financement porte-t-il sur des factures choisies ou sur l’ensemble du poste client ?
  • Qui conserve la relation de recouvrement, vous ou l’établissement ?
  • Que se passe-t-il si un client ne paie pas, et qui supporte alors le risque ?
  • Quels sont les frais fixes indépendants du volume financé ?

Ce que vous perdez à ne rien faire

La question n’est pas de savoir si un financement de créances coûte quelque chose, bien sûr que oui. La question est de savoir ce que coûte l’autre option, celle que vous appliquez peut-être depuis des années sans l’avoir jamais chiffrée.

Portez l’exercice sur douze mois. Additionnez les commandes non prises, les remises fournisseurs perdues, les recrutements repoussés, les découverts utilisés. Comparez ce total au coût d’un dispositif de financement. Beaucoup de dirigeants découvrent à ce moment que l’attente était l’option la plus chère, et qu’ils la choisissaient sans le savoir.

Faire étudier votre poste client

Questions fréquentes

Avance sur facture et affacturage, est-ce la même chose ?
Non. L’avance sur facture finance une créance ponctuellement, sans engager la totalité de votre poste client. L’affacturage est un dispositif plus large et plus durable, qui inclut souvent la gestion du recouvrement et une couverture du risque d’impayé.
Mes clients vont-ils être informés ?
Cela dépend du dispositif retenu. Certaines formules sont notifiées à vos clients, d’autres restent confidentielles. C’est un point à arbitrer dès le départ, en fonction des usages de votre secteur.
Faut-il financer toutes ses factures ?
Non, et c’est rarement pertinent. Le financement a un coût, il se justifie sur les créances dont le délai pèse réellement sur votre exploitation. Financer une facture réglée à quinze jours n’a pas d’intérêt.
Une jeune entreprise peut-elle y accéder ?
L’ancienneté de votre société compte moins que la qualité de vos clients, puisque ce sont eux qui règlent la créance. Une entreprise récente qui facture des donneurs d’ordre solides présente un dossier différent de ce que l’on imagine souvent.

À retenir. Votre facture est déjà un actif. Tant qu’elle dort dans une balance âgée, elle finance votre client au lieu de financer votre entreprise. La vraie décision n’est pas de choisir entre payer un financement ou ne rien payer, mais entre deux coûts, dont un seul est visible.

Pour aller plus loin, consultez notre page dédiée à l’affacturage et au paiement en avance de vos factures, ou l’ensemble de nos solutions de financement professionnel et entreprise.

Information à caractère général, ne constituant ni un conseil personnalisé ni une offre de financement. Les conditions dépendent de chaque situation et de l’acceptation définitive de l’établissement financeur. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Explorez nos solutions

Affacturage : comment ça marche

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Le mécanisme, et ce que ça coûte vraiment.

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Affacturage et avance de factures

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