La preuve par la comparaison

Mise de départ : 10 000 € | Hypothèse de rendement : 10 % par an
Durée de placement 20 ans

Intérêts simples
(gains retirés)

Vous retirez vos gains chaque année. Seul le capital de départ continue de produire des intérêts.

30 000 €
Gain : 20 000 €

Intérêts composés
(gains réinvestis)

Vous ne retirez pas vos gains. Ils sont réinvestis et produisent à leur tour des intérêts.

67 275 €
Gain : + 57 275 €

L’approche sans réinvestissement

Les intérêts sont retirés au fur et à mesure. La progression du capital reste linéaire, puisque seul le montant initial travaille.

Le résultat : le capital n’augmente pas au delà des versements, et l’inflation en réduit la valeur réelle avec le temps.

L’approche avec réinvestissement

Chaque euro d’intérêt est réinvesti. Les intérêts produisent à leur tour des intérêts, si bien que la courbe devient progressive au lieu de rester linéaire.

Le résultat : l’écart avec la première approche se creuse avec la durée. Ce mécanisme suppose un rendement positif chaque année, ce qui n’est pas acquis.

L’écart entre les deux approches est de 37 275 €.
Simulation à rendement constant, à titre d’illustration. Elle ne constitue pas une promesse de gain futur.

Chronologie d’une opération patrimoniale

1

L’inertie : le coût de l’attente

Le capital de 6M€ reste statique. En vendant pour couvrir un besoin de liquidités, la cession déclenche l’impôt et interrompt la capitalisation. Dans ce dossier, le manque à gagner estimé ressort à 241€ par jour.

2

L’architecture : le nantissement

Aucun titre n’est vendu. Les actifs sont donnés en garantie pour obtenir 4,2M€ de liquidités auprès de banques partenaires. Le portefeuille reste investi, donc exposé aux variations de valeur.

3

L’arbitrage de taux

Le crédit coûte 4,00%. Les fonds sont replacés sur un produit structuré visant 7,00%. Le solde n’est positif que si le rendement obtenu reste supérieur au coût du crédit. Les intérêts, eux, sont dus dans tous les cas.

4

Le résultat observé : 88 200€ nets par an

Après fiscalité, le dossier dégage un solde annuel de cet ordre sans cession de titres, soit 882 000€ sur dix ans si les paramètres restent inchangés. Ces chiffres décrivent une situation constatée à un instant donné et ne constituent pas une promesse de gain futur.

!

Encadrement du risque

Poche en fonds euros, taux capés contractuellement et contreparties bancaires notées AA/AAA. Ces mesures réduisent le risque sans le supprimer : la garantie porte sur un portefeuille dont la valeur varie, et une baisse marquée peut déclencher un appel de garantie ou la cession de titres.

Deux réponses au même besoin de liquidités

Option 1 : la cession

L’investisseur qui vend ses titres

  • Cession d’actifs pour dégager des liquidités.
  • Imposition de la plus-value au titre de la flat tax.
  • Réduction de l’assiette transmise.
  • Le capital cédé ne produit plus de rendement.
Revenus générés : 0 €
Option 2 : le nantissement

L’investisseur qui nantit ses titres

  • Conserve l’intégralité de ses actifs, qui restent exposés aux marchés.
  • Aucune imposition au titre de l’emprunt, qui n’est pas un revenu.
  • Utilise les liquidités prêtées par la banque.
  • Supporte les intérêts du crédit, dus en toute hypothèse.
Solde annuel net constaté : + 88 200 €

Dans ce dossier et sous ces hypothèses, l’écart sur 10 ans entre les deux options ressort à 882 000 €. Ce chiffre décrit un cas particulier et ne constitue pas une promesse de gain futur.

Un cas réel : 88 200 € par an
sans vendre un seul actif

Étude de cas, chiffres non contractuels
Crédit lombard : investir dans l'immobilier sans vendre (cas 2 M€)

Vendre les titres

Vous avez besoin de liquidités, vous vendez vos titres.

  • Impôt immédiat sur la plus-value (flat tax)
  • Fin de la performance, l’actif est sorti du portefeuille
  • Perte de l’avantage successoral
  • Résultat : le capital cédé ne produit plus.

Nantir les titres

Vous gardez vos titres, la banque vous prête contre leur mise en garantie.

  • Pas d’impôt de cession, faute de vente
  • Vos actifs restent investis, à la hausse comme à la baisse
  • Les fonds empruntés sont investis ailleurs
  • Résultat : deux actifs travaillent, et les intérêts du crédit sont dus.
Le détail du calcul
1. Montant emprunté, garanti par le portefeuille
4 200 000 €
2. Rendement du replacement, hypothèse de 7 %
+ 294 000 € / an
3. Intérêts du crédit, taux de 4 %
−168 000 € / an
Solde annuel net, après impôt
+ 88 200 €

Sur 10 ans, à paramètres inchangés, cela représente 882 000 €, sans cession du capital initial. Le rendement du replacement n’est pas garanti, alors que les intérêts du crédit restent dus.

Les points de vigilance

Appel de marge
50% du contrat est placé en fonds euros, à capital garanti par l’assureur, ce qui amortit une baisse des marchés sans l’annuler. La garantie porte sur un portefeuille dont la valeur varie : une baisse marquée peut déclencher un appel de garantie ou la cession de titres.
Hausse des taux
Taux figé ou capé contractuellement, ce qui limite la hausse du coût du crédit. L’écart avec le rendement du replacement, lui, dépend des marchés et n’est pas acquis.
Contrepartie
Utilisation exclusive de signatures bancaires de premier rang (AA/AAA).

Simulation de crédit lombard

Levier et nantissement, résultats indicatifs et non contractuels

1. Garantie (nantissement)

60% Fonds Euros 40% Unités Compte
Impacte la LTV pondérée

2. Calibrage de la dette

Capital finançable (LTV)
… €

3. Stratégie de réemploi

Combien du crédit est investi ? 100%
Capital placé
… €

Questions fréquentes

Comment fonctionne un crédit lombard dans une stratégie patrimoniale ?

Les actifs sont donnés en garantie à une banque pour obtenir des liquidités, sans vente de titres. Le portefeuille reste investi, donc exposé aux variations de valeur, et les fonds empruntés sont replacés ailleurs. Le solde n’est positif que si le rendement obtenu reste supérieur au coût du crédit, dont les intérêts sont dus dans tous les cas.

Quelle différence entre vendre ses titres et les nantir ?

Vendre ses titres déclenche l’imposition de la plus-value au titre de la flat tax, et le capital cédé ne produit plus de rendement. Les nantir permet de conserver ses actifs, qui restent exposés aux marchés, sans imposition au titre de l’emprunt, qui n’est pas un revenu. En contrepartie, l’emprunteur supporte les intérêts du crédit, dus en toute hypothèse.

Qu’est-ce qu’un appel de marge sur un crédit lombard ?

Un appel de marge intervient lorsque la valeur des actifs nantis baisse fortement : la banque peut alors exiger un apport complémentaire, un remboursement anticipé ou procéder à la cession de titres, le cas échéant à un moment défavorable. Placer une partie du contrat en fonds euros amortit une baisse des marchés, sans l’annuler.

Quelle différence entre intérêts simples et intérêts composés ?

Avec les intérêts simples, les gains sont retirés chaque année et seul le capital de départ produit des intérêts : la progression reste linéaire. Avec les intérêts composés, les gains sont réinvestis et produisent à leur tour des intérêts. Dans l’illustration présentée plus haut, 10 000 € à 10 % sur 20 ans donnent 30 000 € contre 67 275 €, sans promesse de gain futur.

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