La preuve par la comparaison
Mise de départ : 10 000 € | Hypothèse de rendement : 10 % par anIntérêts simples
(gains retirés)
Vous retirez vos gains chaque année. Seul le capital de départ continue de produire des intérêts.
Intérêts composés
(gains réinvestis)
Vous ne retirez pas vos gains. Ils sont réinvestis et produisent à leur tour des intérêts.
L’approche sans réinvestissement
Les intérêts sont retirés au fur et à mesure. La progression du capital reste linéaire, puisque seul le montant initial travaille.
Le résultat : le capital n’augmente pas au delà des versements, et l’inflation en réduit la valeur réelle avec le temps.
L’approche avec réinvestissement
Chaque euro d’intérêt est réinvesti. Les intérêts produisent à leur tour des intérêts, si bien que la courbe devient progressive au lieu de rester linéaire.
Le résultat : l’écart avec la première approche se creuse avec la durée. Ce mécanisme suppose un rendement positif chaque année, ce qui n’est pas acquis.
Simulation à rendement constant, à titre d’illustration. Elle ne constitue pas une promesse de gain futur.
Chronologie d’une opération patrimoniale
L’inertie : le coût de l’attente
Le capital de 6M€ reste statique. En vendant pour couvrir un besoin de liquidités, la cession déclenche l’impôt et interrompt la capitalisation. Dans ce dossier, le manque à gagner estimé ressort à 241€ par jour.
L’architecture : le nantissement
Aucun titre n’est vendu. Les actifs sont donnés en garantie pour obtenir 4,2M€ de liquidités auprès de banques partenaires. Le portefeuille reste investi, donc exposé aux variations de valeur.
L’arbitrage de taux
Le crédit coûte 4,00%. Les fonds sont replacés sur un produit structuré visant 7,00%. Le solde n’est positif que si le rendement obtenu reste supérieur au coût du crédit. Les intérêts, eux, sont dus dans tous les cas.
Le résultat observé : 88 200€ nets par an
Après fiscalité, le dossier dégage un solde annuel de cet ordre sans cession de titres, soit 882 000€ sur dix ans si les paramètres restent inchangés. Ces chiffres décrivent une situation constatée à un instant donné et ne constituent pas une promesse de gain futur.
Encadrement du risque
Poche en fonds euros, taux capés contractuellement et contreparties bancaires notées AA/AAA. Ces mesures réduisent le risque sans le supprimer : la garantie porte sur un portefeuille dont la valeur varie, et une baisse marquée peut déclencher un appel de garantie ou la cession de titres.
Deux réponses au même besoin de liquidités
L’investisseur qui vend ses titres
- Cession d’actifs pour dégager des liquidités.
- Imposition de la plus-value au titre de la flat tax.
- Réduction de l’assiette transmise.
- Le capital cédé ne produit plus de rendement.
L’investisseur qui nantit ses titres
- Conserve l’intégralité de ses actifs, qui restent exposés aux marchés.
- Aucune imposition au titre de l’emprunt, qui n’est pas un revenu.
- Utilise les liquidités prêtées par la banque.
- Supporte les intérêts du crédit, dus en toute hypothèse.
Dans ce dossier et sous ces hypothèses, l’écart sur 10 ans entre les deux options ressort à 882 000 €. Ce chiffre décrit un cas particulier et ne constitue pas une promesse de gain futur.

Vendre les titres
Vous avez besoin de liquidités, vous vendez vos titres.
- Impôt immédiat sur la plus-value (flat tax)
- Fin de la performance, l’actif est sorti du portefeuille
- Perte de l’avantage successoral
- Résultat : le capital cédé ne produit plus.
Nantir les titres
Vous gardez vos titres, la banque vous prête contre leur mise en garantie.
- Pas d’impôt de cession, faute de vente
- Vos actifs restent investis, à la hausse comme à la baisse
- Les fonds empruntés sont investis ailleurs
- Résultat : deux actifs travaillent, et les intérêts du crédit sont dus.
Sur 10 ans, à paramètres inchangés, cela représente 882 000 €, sans cession du capital initial. Le rendement du replacement n’est pas garanti, alors que les intérêts du crédit restent dus.
Les points de vigilance
Simulation de crédit lombard
Levier et nantissement, résultats indicatifs et non contractuels
1. Garantie (nantissement)
2. Calibrage de la dette
3. Stratégie de réemploi
Avertissement légal et limites de la simulation
1. Cadre illustratif
Cette simulation est fournie uniquement à titre illustratif et informatif. Elle ne constitue pas une offre contractuelle, ni un engagement de financement.
2. Risque de crédit
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Les intérêts sont dus quelle que soit l’évolution des marchés. La garantie porte sur un portefeuille dont la valeur varie : en cas de baisse marquée, un appel de garantie ou la cession de titres peut intervenir.
3. Performances non garanties
Les rendements présentés sont basés sur des hypothèses de marché à un instant T. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
4. Conseil professionnel
Cette page ne constitue pas un conseil en investissement. Consultez un conseiller agréé pour une analyse personnalisée de votre situation patrimoniale.
Nos simulateurs
Outils professionnels pour optimiser vos décisions
Calculateur de Financement
Calculez vos mensualités, capacité d’emprunt et coût total de votre crédit immobilier
Frais de Notaire
Estimez précisément les frais de notaire pour votre acquisition immobilière
Fiscalité Immobilière
Calculez vos plus-values, IFI et optimisations fiscales immobilières
Simulateur d’Impôts sur le Revenu
Simulez vos impôts et l’impact de vos revenus locatifs
Stratégie Immobilière
Analysez la rentabilité et optimisez votre stratégie d’investissement
Simulateur d’Épargne
Optimisez vos placements et calculez la rentabilité de vos investissements
Crédit Lombard
Simulez votre crédit Lombard et optimisez votre financement sur actifs
Simulateur d’Hypothèque
Calculez les conditions et modalités de votre prêt hypothécaire immobilier
Pour aller plus loin
Questions fréquentes
Comment fonctionne un crédit lombard dans une stratégie patrimoniale ?
Les actifs sont donnés en garantie à une banque pour obtenir des liquidités, sans vente de titres. Le portefeuille reste investi, donc exposé aux variations de valeur, et les fonds empruntés sont replacés ailleurs. Le solde n’est positif que si le rendement obtenu reste supérieur au coût du crédit, dont les intérêts sont dus dans tous les cas.
Quelle différence entre vendre ses titres et les nantir ?
Vendre ses titres déclenche l’imposition de la plus-value au titre de la flat tax, et le capital cédé ne produit plus de rendement. Les nantir permet de conserver ses actifs, qui restent exposés aux marchés, sans imposition au titre de l’emprunt, qui n’est pas un revenu. En contrepartie, l’emprunteur supporte les intérêts du crédit, dus en toute hypothèse.
Qu’est-ce qu’un appel de marge sur un crédit lombard ?
Un appel de marge intervient lorsque la valeur des actifs nantis baisse fortement : la banque peut alors exiger un apport complémentaire, un remboursement anticipé ou procéder à la cession de titres, le cas échéant à un moment défavorable. Placer une partie du contrat en fonds euros amortit une baisse des marchés, sans l’annuler.
Quelle différence entre intérêts simples et intérêts composés ?
Avec les intérêts simples, les gains sont retirés chaque année et seul le capital de départ produit des intérêts : la progression reste linéaire. Avec les intérêts composés, les gains sont réinvestis et produisent à leur tour des intérêts. Dans l’illustration présentée plus haut, 10 000 € à 10 % sur 20 ans donnent 30 000 € contre 67 275 €, sans promesse de gain futur.
Explorez nos solutions

Crédit lombard : le guide complet
Fonctionnement, taux et risques : tout comprendre avant de mobiliser votre portefeuille.
Lire le guide

