Étude de cas :
un financement à levier

Beaucoup de projets locatifs sont engagés sans avoir chiffré ce qui se passe si le locataire paie en retard, ou ne paie plus. Voici comment cette opération a été montée, avec les chiffres constatés et les risques qu’elle suppose d’accepter.

Étude de cas : un T2 financé à crédit, risques compris

Étude de cas : un T2 financé à crédit, risques compris

Trois leviers actionnés sur cette opération

Le bien : un T2 de 55m² à rénover, affiché à 160 000€. L’état du logement écartait une partie des acheteurs, ce qui laissait de la marge à la négociation.

1

La négociation du prix

Chaque désordre constaté a été chiffré, puis présenté au vendeur. 15 000 € obtenus sur le prix d’achat. Ce résultat dépend du bien et du vendeur, il ne peut pas être garanti à l’avance.

2

Le recours au crédit

Le financement bancaire permet de préserver l’épargne disponible. Nous avons levé 205 000 € (achat, frais et travaux). L’apport du client est resté nul. En contrepartie, la mensualité est due quelles que soient les circonstances.

3

La redistribution des surfaces (T2 vers T3)

Le salon a été redécoupé pour créer une chambre supplémentaire. L’offre de T3 étant plus rare sur ce secteur, le loyer visé est plus élevé, sans certitude sur la durée.

Cliquez pour afficher les chiffres de l’opération
Mensualité de crédit : −1 075 € / mois
Loyers encaissés : + 1 200 € / mois
+ 125 € par mois de cash-flow

Ce solde suppose une location sans interruption. Une vacance locative, un impayé ou une hausse des charges peuvent le ramener à zéro, voire le rendre négatif, alors que la mensualité reste due. La valeur du bien peut également baisser. Sur ce dossier, le montage visait un bien qui génère du surplus, sans que cela constitue une garantie.

Les trois risques à intégrer avant de signer

L’immobilier locatif n’est pas un revenu automatique. Trois postes pèsent directement sur l’équilibre d’une opération financée à crédit.

Risque 1 : la vacance locative

Entre deux locataires, la mensualité de crédit reste due et c’est votre budget personnel qui la couvre. Nous chiffrons ce scénario avant la signature, en intégrant plusieurs mois sans loyer.

Risque 2 : les impayés et les dégradations

Un locataire peut cesser de payer ou dégrader le logement, et la procédure de recouvrement prend du temps. La sélection du dossier et une assurance loyers impayés réduisent ce risque, elles ne le suppriment pas.

Risque 3 : la fiscalité et les charges

Impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, taxe foncière et charges de copropriété viennent réduire le loyer net. Le montant dépend de votre situation et du régime retenu, il se calcule au cas par cas.

Deux façons d’aborder le projet

Seul : vous assurez la recherche du bien, la négociation, le suivi des travaux, la gestion locative et les arbitrages fiscaux, sur votre temps disponible.

Accompagné : vous gardez la décision, nous prenons en charge la recherche, la négociation, le suivi de chantier et le cadrage fiscal, et nous vous présentons les scénarios défavorables avant tout engagement.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Discuter de mon projet

Notre première étape :
vous exposer les risques.

Avant de parler de rentabilité, nous préférons parler de ce qui peut ne pas fonctionner.

Pourquoi travailler avec nous ? Parce que nous commençons par examiner ce qui peut mal se passer.

Un crédit immobilier engage votre budget sur plusieurs décennies, et la mensualité reste due quelles que soient les circonstances. Avant de parler de « rentabilité », nous passons en revue les scénarios défavorables : vacance locative, loyers impayés, hausse du coût du crédit et explosion des taux, retournements de marché et baisse de la valeur du bien, fiscalité confiscatoire.

Notre méthode de vérification

L’audit de vulnérabilité

Nous ne signons rien tant que le projet n’a pas été testé face aux scénarios défavorables : mois sans loyer, impayés, hausse du coût du crédit. Si l’équilibre ne tient pas sur le papier, nous ne poursuivons pas.

La préparation des marges de sécurité

Nous établissons avec vous une liste de points à valider : épargne de précaution disponible, montage juridique, niveau d’endettement, couverture assurantielle.

La décision vous revient.

La décision finale vous appartiendra toujours. C’est vous qui portez le risque, et aucun résultat ne peut être garanti sur une opération financée à crédit.

Notre rôle est de cadrer le montage et de documenter les hypothèses retenues. Si vous souhaitez faire examiner votre projet…

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1 Que souhaitez-vous calculer ?


2 Paramètres du financement

Payer comptant ou recourir au crédit :
ce que change le levier.

Le crédit n’est ni bon ni mauvais en soi. C’est un outil dont l’intérêt dépend du coût de l’emprunt, de la durée retenue et de la régularité des revenus locatifs.

Mobiliser toute son épargne sur un seul bien réduit la capacité à absorber un imprévu. Recourir au crédit conserve cette réserve, mais crée une charge fixe à rembourser quelles que soient les circonstances, y compris en cas de vacance ou d’impayé.

Deux approches comparées sur le même bien

Alex
Approche : achat comptant

Alex préfère ne pas emprunter. Il mobilise ses 220 000 € d’épargne pour payer l’appartement comptant.

Dette bancaire : 0 €
Épargne restante : 0 €
Statut : épargne entièrement immobilisée.

En cas d’imprévu, il n’a plus de réserve et devrait envisager une vente. En contrepartie, il n’a aucune mensualité à supporter.

Bastien
Approche : achat financé à crédit

Bastien apporte 40 000 € et emprunte le reste. Le coût du crédit vient en déduction du rendement de l’opération.

Dette bancaire : 180 000 €
Épargne restante : 180 000 €
Statut : réserve d’épargne conservée.

Cette réserve reste disponible, mais la mensualité est due même si le logement est vacant ou le loyer impayé.

Comparaison à un an, dans une hypothèse de hausse

Hypothèse retenue : le marché progresse de 5 %. Les deux biens prennent 10 000 € de valeur, mais le rendement rapporté aux fonds propres engagés diffère. Cette hypothèse est illustrative : le marché peut aussi baisser, et la perte est alors amplifiée pour celui qui a emprunté.

4,5% Rendement pour Alex

Rendement calculé sur 220 000 € de fonds propres immobilisés.

vs
25% Rendement pour Bastien

Rendement calculé sur 40 000 € de fonds propres. Le levier joue aussi en sens inverse si la valeur du bien baisse.

Ce que change la capacité à réinvestir

Alex détient un appartement et n’a plus de liquidités. Il devra reconstituer une épargne avant d’envisager une nouvelle acquisition.

Bastien conserve 180 000 €. Il peut envisager d’autres opérations, sous réserve que sa capacité d’endettement le permette et qu’une banque accepte de le financer. Rien ne garantit qu’un nouveau crédit lui soit accordé.

En contrepartie, il cumule des mensualités dues quelles que soient les circonstances, et supporte le risque de vacance locative, d’impayés et de baisse de valeur sur plusieurs biens à la fois.

Questions fréquentes

Un investissement locatif peut-il être financé sans apport ?

Dans l’étude de cas présentée, 205 000 € ont été financés à crédit pour couvrir l’achat, les frais et les travaux d’un T2, sans apport du client. Ce résultat reste propre à ce dossier et ne peut pas être garanti. En contrepartie, la mensualité est due quelles que soient les circonstances, et chaque projet s’étudie au cas par cas.

Quels sont les risques d’un investissement locatif financé à crédit ?

Ce guide en retient trois : la vacance locative, pendant laquelle la mensualité reste due ; les impayés et les dégradations, que la sélection du locataire et une assurance loyers impayés réduisent sans les supprimer ; enfin la fiscalité et les charges, qui diminuent le loyer net. La valeur du bien peut également baisser.

Qu’est-ce que l’effet de levier du crédit en immobilier locatif ?

L’effet de levier consiste à financer un bien à crédit pour conserver son épargne. Dans l’exemple présenté plus haut, avec une hausse de marché de 5 %, le rendement atteint 25 % sur 40 000 € de fonds propres, contre 4,5 % pour un achat comptant de 220 000 €. Le levier joue aussi en sens inverse si la valeur du bien baisse.

Vaut-il mieux acheter un bien locatif comptant ou à crédit ?

Il n’existe pas de réponse valable pour tout le monde. Acheter comptant évite toute mensualité mais immobilise l’épargne. Recourir au crédit conserve une réserve, mais crée une charge fixe due même en cas de vacance ou d’impayé. Le choix dépend de l’horizon de détention, de la tolérance au risque et de la capacité à absorber plusieurs mois sans loyer.

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