Besoin de liquidités ? Ne vendez pas. Empruntez sur votre portefeuille.

Crédit lombard : des liquidités sans vendre ses titres
Sortir 200 000 €. En vendant, ou en nantissant.
Vous avez besoin de 200 000 € de liquidités. Votre portefeuille vaut 400 000 €, avec 80 000 € de plus-value latente. À gauche, vous vendez. À droite, vous nantissez et vous empruntez.
Vendre pour avoir du cash, c’est payer deux fois
Une opportunité, un besoin de trésorerie, un projet immobilier : vous avez le patrimoine, mais il est investi. Le réflexe est de vendre. Sauf que vendre, c’est déclencher la plus-value, régler 31,4 % au titre du prélèvement forfaitaire unique, et sortir des marchés au pire moment. Vous perdez l’impôt, et vous perdez le rendement futur des sommes retirées. Double peine, pour un simple besoin de liquidités temporaire.
Ce que la vente vous coûte vraiment
Sur un portefeuille avec plus-value latente, chaque euro retiré par la vente est amputé de l’impôt sur la plus-value. Voici le détail sur 80 000 € de gain latent, au prélèvement forfaitaire unique.
25 120 € partent en impôt, uniquement pour transformer vos titres en cash. Et les 200 000 € retirés ne travaillent plus. Le crédit lombard supprime les deux pertes d’un coup.
Le lombard : votre portefeuille en garantie, pas en vente
Vous nantissez votre portefeuille (assurance-vie, compte-titres, contrat de capitalisation) au profit de la banque, qui vous prête en contrepartie une fraction de sa valeur. Il n’y a aucune cession : donc aucune plus-value, aucun impôt. Vos titres continuent de générer intérêts, dividendes et plus-values. Vous remboursez le prêt à votre rythme, souvent in fine, et vous récupérez votre portefeuille libre de tout gage à l’échéance. Le nantissement est un acte de garantie, pas un fait générateur d’imposition.
Combien pouvez-vous emprunter : la question de la quotité
La banque prête un pourcentage de la valeur de votre portefeuille, la quotité, calibrée selon la volatilité des actifs nantis. Un fonds en euros ou des obligations d’État autorisent une quotité élevée ; un portefeuille d’actions, plus volatil, une quotité plus prudente. Bien structuré, le lombard finance un projet immobilier, une opportunité d’investissement ou une trésorerie professionnelle, tout en gardant votre capital au travail. C’est aussi un outil d’effet de levier, à manier avec méthode.
L’appel de marge : le vrai risque du lombard
Le lombard n’est pas sans risque. Si la valeur de votre portefeuille nanti baisse fortement, la banque peut exiger un renforcement de la garantie ou un remboursement partiel : c’est l’appel de marge. Mal calibré, sur des actifs trop volatils ou avec une quotité trop tendue, il peut vous contraindre à vendre au plus mauvais moment, exactement ce que vous vouliez éviter. Tout l’enjeu est de dimensionner le prêt, choisir les actifs nantis et garder une marge de sécurité. C’est un outil de patrimoine averti, pas un tour de passe-passe.
Le lombard est puissant. Mal dimensionné, il est dangereux.
Notre rôle n’est pas de vous vendre un crédit, mais de vérifier qu’il a du sens : quel montant, sur quels actifs nantis, avec quelle marge de sécurité face à un appel de marge, et à quel coût comparé à l’impôt évité. Nous chiffrons l’opération complète, lombard contre vente, et nous ne la recommandons que si elle vous laisse gagnant, risque compris. Cabinet IOBSP, au service des particuliers et dirigeants depuis 2020.
Vendre ou nantir : quel est le vrai calcul ?
Envoyez-nous la composition de votre portefeuille, sa plus-value latente et votre besoin de liquidités. Nous comparons, chiffres en main, le coût d’une vente et celui d’un crédit lombard, appel de marge compris.
Prélèvement forfaitaire unique sur les plus-values de cession de valeurs mobilières (CGI art. 200 A) : 12,8 % d’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux portés à 18,6 % en 2026, soit 31,4 % au total ; option possible pour le barème progressif. Le nantissement d’actifs financiers est un acte de garantie et ne constitue pas une cession : il ne déclenche aucune imposition tant que les titres ne sont pas vendus. Le crédit lombard comporte un risque de perte lié à l’évolution des marchés et un risque d’appel de marge pouvant contraindre à vendre les actifs nantis. La quotité de financement, le taux et les conditions dépendent des actifs, du contrat et de l’établissement prêteur ; l’octroi relève de sa décision. Un crédit vous engage et doit être remboursé ; vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Exemples chiffrés à titre illustratif, sous réserve des évolutions législatives. Information générale et non un conseil personnalisé en investissement ; tout montage doit être validé avec votre conseil fiscal.