Financement LBO : racheter une entreprise (presque) sans la payer
Racheter une entreprise qui vaut des millions sans les avoir sur son compte : ce n’est pas un tour de magie, c’est un LBO. On emprunte pour acheter, et c’est l’entreprise rachetée qui rembourse la dette.
Faire travailler la dette à votre place
L’effet de levier reprend le principe de l’immobilier : on achète un bien avec un petit apport et un gros crédit. Ici, ce ne sont pas des loyers qui remboursent, mais les bénéfices de l’entreprise rachetée.
Le montage en trois temps
- Une holding : on crée une société qui portera le rachat.
- Elle emprunte : fonds propres et dette bancaire financent l’acquisition.
- La cible rembourse : ses résultats remontent à la holding et éteignent la dette.
Qui finance le rachat
Trois étages se partagent le financement, du plus sûr au plus risqué :
- Les fonds propres : fonds de private equity, repreneurs et management.
- La dette senior : les banques, remboursées en priorité.
- La dette mezzanine : un étage intermédiaire, plus risqué, mieux rémunéré.
Le levier a deux tranchants
Le levier démultiplie les gains quand tout va bien. Il démultiplie la pression quand les résultats baissent.
Réussir son montage
Un LBO ne fonctionne que sur une cible aux résultats réguliers, capable de générer la trésorerie du remboursement. Un levier trop agressif, un retournement de marché, et le montage se fragilise. La règle d’or : une cible solide, un prix raisonnable, un levier maîtrisé. Le montage s’articule souvent avec les autres solutions de financement d’entreprise, et parfois un crédit lombard pour compléter l’apport sans vendre son patrimoine.